Comprendre les régimes d’imposition pour bien démarrer en libéral
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Chapter 1
Introduction aux régimes d’imposition en libéral
Sophie Martin
Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode « Accompagnement du début d'exercice en libéral » ! Je suis Sophie Martin, et aujourd’hui on va vraiment rentrer dans du concret mais, franchement, fondamental pour tous ceux qui démarrent en libéral : choisir son régime d’imposition. Vraiment, on me pose la question tout le temps ! Est-ce que je dois être en Micro-BNC ? C’est quoi d’ailleurs ce truc, et la déclaration contrôlée… est-ce que c’est pour moi ou faut attendre d’être un « gros » pro ? Bon, pour commencer, petit rappel : quand on commence une activité libérale, nos revenus tombent dans la catégorie des BNC, hein, les Bénéfices Non Commerciaux. Peu importe qu'on soit kiné, orthophoniste, psy, diététicien, dès qu'on exerce en libéral, c’est BNC, et ensuite… ben là, il faut choisir un régime d’imposition.
Sophie Martin
Alors, il y a deux grands régimes, pas trois, pas cinq, vraiment deux : le Micro-BNC, qu’on appelle aussi le régime simplifié, et la fameuse déclaration contrôlée, ou régime réel. Le premier, c'est un peu la voie rapide, et le second, c’est la gestion un peu plus « sérieuse », j’ai envie de dire, mais qui peut vous faire économiser beaucoup si vos charges sont élevées. Il ne faut pas en avoir peur!
Sophie Martin
Perso, je me souviens trop bien de mon démarrage : j’avais téléchargé tous les guides possibles, feuille Excel, feuilles de brouillon, mais j’avais aucune idée de ce qui serait vraiment le plus intéressant pour moi. J’hésitais, je demandais à droite à gauche… Et franchement, ce choix au début, ben il a un impact direct sur votre quotidien ! Donc, on va voir ensemble comment ça marche et comment avancer sans se planter, ou du moins, en prenant une décision éclairée. Où étais-je ? Ah oui, alors commençons par le régime dont tout le monde rêve quand on débute : le Micro-BNC.
Chapter 2
Zoom sur le régime Micro-BNC : simplicité et conditions
Sophie Martin
Bon, alors, le Micro-BNC, c’est le régime où tout paraît simple : déclaration allégée, obligations comptables mini-minimum – franchement, c’est fait pour ceux qui n’ont pas envie de passer leurs soirées à faire de la paperasse. Comment ça fonctionne ? Eh ben, c’est très simple ! Vous déclarez juste votre chiffre d’affaires, rien d’autre, sur la déclaration d’impôt, la fameuse 2042 dans la rubrique dédiée, et hop : l’administration applique direct un abattement forfaitaire de 34%. En gros, on considère que, sur les 100% que vous gagnez, il y a 34% de charges, quoi que vous fassiez, et vous serez imposé seulement sur les 66% restants.
Sophie Martin
Mais, et c’est important, il y a un seuil à respecter : 77 700 euros de recettes hors taxes. Si l’année passée ou celle d’avant vous étiez en dessous, c’est bon, vous pouvez rester au Micro-BNC. Même si une fois, sur deux ans, vous dépassez, ça passe encore – mais, je préfère préciser, vérifiez toujours vos chiffres et pas d’affolement, l'angak va t'aider à comprendre ta situation, n'hésite pas à les contacter . Et pour ceux qui se disent « Attends, j’ai encaissé un gros montant en décembre, mais il m’a été payé en janvier », on raisonne en recettes effectivement reçues, hein, pas facturées.
Sophie Martin
Niveau charges, là, attention, parce que c’est souvent là que Sylvie qui accompagne les nouveaux adhérents à l'angak reçoit des questions : « Sylvie , je peux déduire mes déplacements, ma formation ? » Eh non. Avec le Micro-BNC, l’administration considère que tout est compris dans le fameux abattement – à part les rétrocessions que vous versez à vos remplaçants, qui elles, sont vraiment déductibles à part. Pour tout le reste, vos cotisations sociales, vos petites fournitures, votre ordinateur même, c’est l’abattement qui s’en occupe… Enfin... sur le papier, parce que si vos charges, en vrai, dépassent les 34%, il faut peut-être penser à changer de régime.
Sophie Martin
Pour la compta, ben… honnêtement, il faut avoir un logiciel car la comptabilité doit être tenu sur un support conforme, pas de tableur excel, pas de cahier — et ouvrir un compte bancaire professionnel. Le logiciel c’est hyper utile, croyez-moi, surtout si un jour vous basculez vers le réel, ta compta est déjà faite. Là encore, l'angak te donne un vrai coup de pouce pour être sûr.
Sophie Martin
Petite anecdote, Sylvie a accompagné un jeune kiné l’année dernière : il avait toutes ses recettes bien en dessous du seuil, il a pu se lancer, faire ses premiers remplacements sans se prendre la tête, et il était ravi. Donc pour les débuts, c'est clairement le régime le plus pratique… mais il faut rester vigilant sur vos charges, sinon, on va voir qu’il y a plus intéressant !
Chapter 3
La déclaration contrôlée : pour les recettes plus élevées ou des charges importantes
Sophie Martin
Alors, la déclaration contrôlée, là c’est un autre monde… enfin, ça fait un peu peur au début, mais c’est hyper avantageux pour certains. Ce régime, on l’appelle aussi le « réel » parce qu’on va vraiment déclarer tout ce qu’on encaisse et tout ce qu’on dépense au centime près. Donc, si vos recettes dépassent 77 700 euros plusieurs années de suite ou si vos charges sont vraiment conséquentes, c’est le moment de se pencher dessus.
Sophie Martin
Là-dessus, on bosse avec la déclaration 2035. Oui, c’est une déclaration comptable, mais franchement, avec un logiciel comme angak compta , ça se fait. Vous comptabilisez vos recettes et toutes, mais alors vraiment toutes, les dépenses pros : location ou charges du cabinet, matériel, déplacement, cotisations sociales obligatoires, impôts pro, même la formation, les redevances, l’adhésion Angak, tout passe tant qu’on a un justificatif.
Sophie Martin
Je vais vous prendre un exemple concret comme celui du guide parce que là ça parle tout seul ! Imaginons deux pros, chacun fait 60 000 euros de recettes à l’année. Le premier garde le Micro-BNC : il aura l’abattement de 20 400 euros (34%), ça fait un bénéfice imposable de 39 600 euros. Mais s’il passe au réel, il peut lister ses dépenses réelles : loyers, charges sociales, ses formations, ses déplacements… ça grimpe vite à 28 650 euros ! Du coup, son bénéfice imposable tombe à 31 350 euros. On voit vite que si vous avez beaucoup de charges, ça peut vraiment, mais vraiment changer la donne. Bref, tu auras moins d'impôts à payer .
Sophie Martin
Pourquoi certains choisissent directement le régime réel en débutant ? Eh bien parce que, parfois, on sait d’avance qu’on aura plein de dépenses — si on investit dans du matériel, une formation longue, ou même si on bosse dans une zone spéciale comme la ZFRR avec des exonérations ou si tu es collaborateur. J’ai une collègue, elle a sauté sur l’option directe car elle avait une redevance de collaboration à 30% et elle effectuait de nombreux domiciles — résultat, avec la déclaration contrôlée, elle a maximisé ses déductions et au final, son impôt était bien plus léger que si elle était restée au Micro-BNC.
Sophie Martin
En conclusion, il n’y a pas de régime miracle, juste le bon choix à faire selon ses recettes, ses profils de dépenses, et ses projets parfois. Prenez vraiment le temps de comparer avant de vous lancer tête baissée, l'angak peut t'aider à ne rien oublier. Merci d’avoir écouté et à très vite sur « Accompagnement du début d'exercice en libéral» !
