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Comprendre la déduction des frais de véhicule en libéral

Dans cet épisode, nous décortiquons tout ce qu'il faut savoir sur la gestion et la déduction des frais de véhicule pour les professionnels en libéral. Sophie Martin guide les auditeurs à travers les deux principaux modes de calcul, les règles à respecter, et partage des situations concrètes pour bien choisir et optimiser sa fiscalité.

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Sophie Martin

Salut à tous, c’est Sophie ! Et bienvenue pour ce nouvel épisode d’« Accompagnement du début d'exercice en libéral ». Aujourd’hui, je sens que certains vont se reconnaître, parce qu’on va parler de… la déduction des frais de véhicule. Alors, c’est un sujet qui parait tout bête au départ, mais vous allez voir, y’a plein de petites subtilités et surtout, faut bien choisir la bonne méthode ! Alors, vous vous souvenez peut-être, dans notre premier épisode, on parlait des régimes d’imposition : micro-BNC pour le côté simplifié, déclaration contrôlée pour ceux qui ont beaucoup de charges… Eh bien, pour les véhicules, c’est un peu pareil, y’a deux façons principales de s’y prendre.

Sophie Martin

Alors, première grande option : les frais réels. Là, c’est simple, on additionne tout ce qu’on a vraiment payé pour la voiture : carburant, assurance, réparations, location, même l’amortissement si vous êtes propriétaire… Mais, il faut absolument garder toutes vos factures et justifier que c’était bien pour des déplacements pros. Honnêtement, je me rappelle très bien, la toute première fois que j’ai rempli ma déclaration, je croyais que tout, vraiment tout, passait en frais déductibles… Mais non : les trajets perso, le permis, les amendes, hop, nada, rien du tout. J’ai bien failli me faire une belle frayeur ! Bref, ne faites pas comme moi, soyez plus avisés et renseignez vous auprès de l'angak.

Sophie Martin

Deuxième méthode, c’est ce qu’on appelle le barème forfaitaire : là, chaque année, l’administration publie un barème selon la puissance de votre véhicule et le kilométrage professionnel. Vous faites l’addition de vos kilomètres pros x le tarif, et hop, c’est ça qu’on déduit, ni plus ni moins. D’ailleurs, petit bonus : si vous roulez électrique, le forfait est majoré de 20 %. Mais, dans les deux cas, vraiment, il faut justifier la distance professionnelle. Carnet de bord ( l'angak en met un à disposition sur son site internet), tableau Excel, appli mobile, peu importe, mais faut détailler tous vos trajets pros, chaque jour. C’est pénible, mais c’est ce qui peut vous sauver en cas de contrôle ! Voilà, c’est la base, deux façons, à choisir selon votre façon de bosser, votre véhicule, votre contexte. Et… on va un peu plus creuser tout ça maintenant.

Chapter 2

Frais réels : conditions, plafonds et pièges à éviter

Sophie Martin

On va rentrer dans le dur avec les frais réels, parce que, franchement, c’est rarement aussi simple qu’on pense. En fait, tout dépend si votre véhicule est inscrit à l’actif professionnel… ou pas. Si vous l’inscrivez à l’actif, non seulement vous déduisez l’utilisation – carburant, assurance, réparations, tout ça – mais aussi la propriété : amortissement, intérêts d’emprunt, grosses réparations. Par contre, si la voiture reste un bien privé, vous ne pouvez déduire que les frais d’utilisation. J’insiste, cette question est vraiment clé !

Sophie Martin

Et puis l’amortissement, parlons-en… Si on achète la voiture, l’amortissement se calcule généralement sur 5 ans – parfois moins si c’est une occaz…, mais attention : il y a des plafonds ! Et ces plafonds, ils sont définis selon le taux d’émission de CO2. Je vais pas vous donner tout le tableau ici – c’est pas très radiophonique ! – mais en gros : plus le véhicule pollue, plus le plafond de déductibilité baisse. Un exemple concret, parce que moi je retiens mieux comme ça : une voiture à 35 000 €, utilisée à 80 % pour le boulot, avec 120g/km de CO2. Eh bien, votre plafond d’amortissement, c’est maximum 18 300 €, donc la déduction possible serait de 2 928 € cette année-là en pro ! Et pour les électriques, là encore, il y a des subtilités : si la batterie est mentionnée séparément sur la facture, on peut amortir – enfin, voiture et batterie – chacun de leur côté. C’est… bizarre, mais c’est comme ça.

Sophie Martin

Dernier piège, à ne pas négliger... la revente ! Parce que si un jour vous vendez le véhicule inscrit à l’actif, hop, potentielle plus-value, fiscalité associée, sauf en cas d’exonération, typiquement si votre chiffre d’affaires annuel est sous les 90 000 € et que vous exercez depuis plus de cinq ans. Bref, c’est pas anodin, faut y penser avant d’inscrire le véhicule à l’actif. Bon, et pour ceux qui roulent en hybride, vous avez aussi vos plafonds, mais avec moins de CO2, la limite peut être plus sympa.

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Après, si vous êtes plutôt team location – LLD ou LOA – ça se complique encore un peu. On peut déduire les loyers, attention toutefois : le loyer est plafonné en fonction de la valeur du véhicule exactement comme pour l’amortissement. Pour les voitures hybrides, on retire le prix de la batterie du calcul si c’est bien précisé. Ah, et autre fun fact : le premier loyer majoré, mieux vaut qu’il reste sous les 25 % du prix du véhicule sinon, l’administration peut trouver à redire…

Chapter 3

Barème forfaitaire et cas particuliers (location, vélo, moto)

Sophie Martin

On bascule maintenant sur le barème forfaitaire... qui, je l’avoue, rend service à beaucoup de monde. En gros, c’est plus simple parce qu’on applique le forfait BNC à chaque kilomètre fait en professionnel, en se basant sur la puissance fiscale de la voiture. C’est rapide, c’est rassurant, et franchement, quand on débute et qu’on n’a pas de grosses charges, ça fait gagner du temps. Mais il y a quand même quelques trucs à savoir.

Sophie Martin

Premièrement, le barème couvre pas mal de dépenses : amortissement, carburant, assurance, pneus, réparations… mais PAS les frais de péage ou parking – ceux-là, on les déduit à part, sur le montant réel. Il s’applique toute l’année, à chaque véhicule utilisé ; attention, pas question de mélanger réel et forfait dans la même année… Ah et, sérieux, gardez toujours votre carnet de bord, même si ça paraît lourd !

Sophie Martin

Pour les véhicules en location longue durée, ou en LOA (location avec option d’achat) : on peut utiliser le barème, mais uniquement si on choisit de pas déduire les loyers. Sylvie ( vous vous rappelez ? celle qui accompagne les nouveaux adhérents) a eu le cas récemment avec une adhérente angak : elle hésitait entre rester au forfait ou déduire les loyers de sa voiture en LLD. Au final, elle a simulé les deux options, et pour elle c’était plus intéressant de garder le forfait en renonçant aux loyers, comme c’est parfois le cas si vous faites beaucoup de kilomètres. Attention aussi si vous louez une bête de course très polluante… les plafonds, là aussi, jouent vite !

Sophie Martin

Pour les motos, scooters, même combat : y’a un forfait adapté. Pour le vélo… c’est amortissement sur 5 ans, pareil que les autres matoss de transport, et les frais type réparations peuvent se cumuler. Mais on est loin de ce qu’offre la voiture niveau plafond, hein. Dernière subtilité, le nombre de kilomètres domicile-cabinet : le barème est limité à 40 km par trajet, au-delà, faut justifier, sinon c’est recalé au contrôle.

Sophie Martin

Pour conclure, vous voyez, la déduction des frais de véhicule, ça parait technique, mais avec les bons réflexes, ça devient faisable. J’espère que ça aura éclairci vos choix, et n’oubliez pas, si vous hésitez, l’angak peut vous aider à faire le tri et simuler selon votre situation ! On se retrouve très bientôt pour aborder d’autres frais pro qui vous simplifieront la vie. À la prochaine !